Spot

Imaginé et conçu par le CNES, le programme SPOT a vu 5 satellites se succéder entre 1986 et 2015 offrant une vision de plus en plus précise de la Terre. Il a ouvert une pléiade d'applications : cartographie, suivi de la végétation, occupation des sols, impacts des catastrophes naturelles...

Décidé en 1977 par la France, SPOT est le premier programme européen dédié à l'observation de la Terre, d'où son nom : « Satellites Pour l’Observation de la Terre ». Entre 1986 et 2002, 5 satellites SPOT sont lancés depuis Kourou. Ils fournissent des images d'une qualité remarquable avec un excellent compromis entre la taille de la région photographiée (un carré de 60 km ou de 120 km de côté) et la résolution au sol (10 m de SPOT-1 à SPOT-4 puis 2,5 m pour SPOT-5).

Cette voie avait été ouverte en 1972 par les américains avec le lancement de Landsat-1. Mais nouveauté par rapport à Landsat : le CNES dote les satellites SPOT de miroirs orientables leur permettant de regarder à droite et à gauche de leur trace au sol, soit une bande au sol de 950 km de large, et de faire des observations sous des angles différents pour la réalisation de cartes en relief, notamment les modèles numériques de terrain.

En 1998, SPOT-4 embarque pour la première fois l'instrument Végétation qui offre une couverture journalière globale de la Terre avec une résolution de 1 km et permet de suivre le développement du couvert végétal. En 2002, le CNES équipe SPOT-5 d'un instrument permettant l'acquisition d’images stéréo en quasi-simultané.

Si le CNES clôture ce programme avec la désorbitation de SPOT-5 en 2015, Airbus Defence & Space poursuit aujourd'hui l'aventure avec SPOT-6 et SPOT-7 –  lancés respectivement en 2012 et 2014 – mettant à profit les applications opérationnelles ouvertes par leurs prédécesseurs. Au CNES, le programme SPOT laisse une descendance remarquable avec les satellites Pléiades doté d'une résolution au sol de 70 cm et les satellites de surveillances militaires Hélios.